BNP Paribas, Société Générale et le Crédit Mutuel : vers une mutualisation des DAB ?

Frais de retrait distributeurFace à la baisse des retraits d’espèces, trois grandes banques françaises étudient la possibilité de mutualiser leur parc de distributeurs automatiques d’ici 2023. Une réflexion qui suit une évolution des tendances bancaires.

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Un projet commun en étude

À elles trois, BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Mutuel représentent un tiers des automates bancaires en France. Cela représente 15 000 machines sur un total de 48 000. Et avec la baisse des retraits d’espèces, l’étude d’un projet destiné à mutualiser les distributeurs automatiques de ces trois établissements bancaires peut être intéressante autant pour les banques elles-mêmes mais aussi pour leur clientèle.

L’objectif ? « Garantir, ensemble et durablement, le meilleur accès au libre-service bancaire et renforcer l’offre de services pour leurs clients ». Il s’agirait donc d’améliorer l’accessibilité à de nombreux services de ces trois banques en permettant à leurs clients un accès gratuit et renforcé à tous les automates communs.

Il sera ainsi possible d’y effectuer toutes les opérations habituellement possibles sur le DAB de votre banque : déposer ou retirer des espèces, déposer un chèque, consulter vos comptes, y imprimer votre RIB, etc. Une solution qui pourrait aider les nouveaux clients à choisir leur banque.

Un projet qui ne devrait pas voir le jour avant 2023, s’il venait à être validé.

Une évolution des tendances

Les usages bancaires évoluent rapidement. Poussés par la crise du COVID-19, les paiements sans contact sont de plus en plus récurrents tandis que les retraits d’espèces ont connu une forte baisse (-23% en 2020). Les distributeurs automatiques coûtant cher aux banques, il n’est donc pas étonnant de voir apparaître un tel projet de mutualisation.

Lutter contre les déserts bancaires ?

Ces nouvelles tendances ont favorisé la disparition des distributeurs automatiques. En 2019, 4% des automates français ont ainsi été fermés. Cela représente 2 100 machines sur 48 000. Un chiffre qui pourrait paraître dérisoire. Toutefois, pour les communes rurales, cela pose un véritable problème.

Ce projet de mise en commun devrait permettre aux banques de faire des économies et ainsi, de fermer moins de DAB. Dans le communiqué de presse de la BNP Paribas, il est ainsi expliqué que « la mise en commun des automates pourrait permettre de contribuer à pérenniser sur le long terme une très bonne accessibilité aux espèces en France ». Et donc, de lutter contre les déserts bancaires en sécurisant la création de nouveaux automates dans les territoires ruraux et isolés.

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